La nouvelle CSG pour l’année prochaine

Le nouveau régime d’Emmanuel Macron met en place plusieurs mesures phares. Pour alléger les charges sociales des salariés, il envisage de supprimer les cotisations sur le chômage et la maladie.

Le manque à gagner sera financé par la hausse de la Contribution Sociale Généralisée ou CSG. C’est un peu déshabiller Pierre pour habiller Paul. En effet, les épargnants et les retraités se sentent pénalisés.

L’objectif est d’améliorer le pouvoir d’achat des salariés

La suppression des cotisations salariales pour le chômage et la maladie a pour objectif d’apporter une bouffée d’oxygène au pouvoir d’achat des salariés. L’Etat entend revaloriser le salaire. La cotisation salariale sur la maladie représente 0,75% de la masse salariale contre 2,4% pour la cotisation sur le chômage. L’Etat financera la réforme Macron sur les cotisations sociales par une hausse de 1,7 point de la CSG.
Les cotisations salariales à l’assurance maladie représentent 0,75% du salaire brut, celles pour l’assurance chômage, 2,4% de ce même montant. Le tout représente 3,15% du salaire brut. Ce qui est quand même intéressant en termes de pouvoir d’achat. C’est comme si le salarié a réalisé une épargne équivalent à 3,15% de son salaire.

La réforme Macron sur les cotisations sociales pénalisent les retraités

Dans l’effectivité, les salariés doivent payer davantage de CSG. Cette cotisation est calculée sur les 98,25% du salaire. La hausse de 1,7 point de la CSG signifie cependant que le montant a augmenté, en réalité, de 1,68%. Le salarié n’a donc bénéficié que de 1,48% de gain.
Les retraités aux petits revenus sont épargnés par cette réforme Macron sur les cotisations. Mais les autres retraités et des gros épargnants sont perdants.
Les contraintes budgétaires obligent le gouvernement à prendre du recul quant à l’application des nouveautés fiscales.
La réforme Macron sur les cotisations sociales, en revanche, sera pour l’année prochaine. Les salariés en tirent profit, les épargnants, non.